L’aérogommage est une technique de décapage douce et précise, appréciée pour sa capacité à nettoyer ou restaurer une grande variété de surfaces sans les abîmer.
Toutefois, pour obtenir un résultat optimal, plusieurs paramètres doivent être maîtrisés, et parmi eux, le taux d’humidité joue un rôle déterminant. Qu’elle soit présente dans l’air comprimé ou dans l’abrasif, l’humidité peut influencer la qualité du travail, l’efficacité du procédé et même la sécurité de l’opérateur.
Humidité dans l’air comprimé : un ennemi discret mais redoutable
Dans un système d’aérogommage, l’air comprimé est le moteur principal. S’il contient trop d’humidité, celle-ci peut se condenser dans les tuyaux, dans la cuve ou au niveau de la buse.
Ce phénomène entraîne plusieurs conséquences :
1. Colmatage de l’abrasif : l’humidité favorise l’agglomération des particules. L’abrasif
perd alors sa fluidité, s’agglutine et finit par obstruer les conduits. Le jet devient irrégulier, voire se coupe complètement.
2. Variations de pression : le système doit compenser les fluctuations, ce qui entraîne une baisse de performance et une usure plus rapide du matériel.
3. Dégradation du matériel : la corrosion interne causée par l’eau dans le réseau d’air peut réduire considérablement la durée de vie des composants, notamment des cuves, raccords ou vannes.
Pour éviter ces désagréments, il est recommandé de s’équiper de matériels adéquates qui permettent de maintenir une atmosphère interne sèche et stable.